Là où j’échoue quelque chose d’autre s’affirme

On est en juillet, dans la jeunesse de l’été. Depuis quelque temps j’ai travaillé plus souvent à plat qu’à la verticale, laissant une place accrue à l’aléatoire, au liquide, aux taches et éclaboussures. J’aspire à me retirer. Laisser faire la marée. Je me sens prêt pour des brumes et des océans, pour l’eau et ses songes. Et puis… Lire la suite

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Empathie

 » Quand je rencontre un vieux musicien, ou un acteur ou un peintre, qui n’a pas eu la carrière qu’il s’était promise, j’éprouve de l’amour pour eux, je pense que ce sont les gens les plus héroïques au monde, parce qu’ils continuent, qu’ils n’ont pas obtenu la renommée ou l’ont perdue, mais ils continuent. On comprend qu’ils ne recherchent plus la gloire mais que, Dieu merci, il y a des gens au monde qui pensent que créer la beauté est une forme supérieure d’occupation dans la vie. Et c’est grâce à eux, souvent, que la vie vaut la peine d’être vécue. »

(auteur inconnu)

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2 mn 17 de temps suspendu

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Fous devant, tous dedans !

FousDevant_1Il y a des jours où la dinguerie du monde vient taper au carreau de manière plus insistante que d’habitude. Non qu’un événement nouveau vienne surpasser en aberration ou abomination ceux de la veille. Non, ça, chaque jour entre va de la gueule et morts violentes on est blasé… et puis suffit de fermer les yeux une minute, hein, et d’imaginer ce qui est en train de se passer à l’instant dans tous les coins de la planète. La mélasse convulsive du toujours plus tout ce qu’on veut pour les uns et le contraire pour les autres – les richesses et les misères, les puissances et les soumissions, les jouissances et les douleurs entortillés comme les vers d’une terre hallucinée et très bientôt exsangue, lasse, si lasse de nos turpitudes… Lire la suite

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J’ai…

surmonté quelques signes de découragement / peut-être connu une hyper connectivité sensorielle Lire la suite

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Pas de refuge

PasDeRefuge_1Un jour le toit de mon atelier s’est ouvert. Les vents de sud qui parcourent des milliers de kilomètres pour régulièrement déposer le sable des déserts sur mes carreaux, charriaient aussi l’odeur du sang, le tranchant des barbes d’acier, la poussière des gravats. Il s’avérait que la révolte syrienne ne trouverait définitivement pas d’issue pacifique.

Le pays serait désormais éventré par un viol interminable. Lire la suite

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Créature d’esquive

Image défilée de créatures d’esquive croisées au détour / D’un sublime traumas / Pas même d’instant chaloupé / F portée disparue subitement / Fulgurance de vie supportée avec plus ou moins d’affres / Petits bonheurs du quotidien, rendez-vous à point d’heure / Sans calcul comme ne le sont pas toujours les premiers / Pas vers l’autre. Lire la suite

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Pour la forme

Les formes qui renouvellent le regard / Accomplissent le toucher / Les formes sans effet en apparence sont des fées / Défiées aux apparences / Les formes donnent une courbure à l’instant / Une ligne à la lumière une marque à l’oubli / Lire la suite

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Le chêne intérieur

Il se dresse en bordure de forêt, seul de son espèce à cet endroit, j’y vais à pied depuis la maison. C’est une ballade rituelle. Puissant, trois siècles au jugé. L’une de ses branches maîtresses est particulièrement impressionnante, qui plonge vers le bas, noueuse, pour en de successives et séculaires torsions remonter, remonter, de toute la force de cet immense bras musculeux qui aura lutté contre la pesanteur, chaque année comme une nouvelle victoire, d’une infinie lenteur.

Maintenant l’âge le fatigue, je le sens… Lire la suite

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Peindre en jazz

Ce n’est pas la seule musique que j’écoute, mais principalement et c’est la seule à propos de laquelle je peux parler d’identification ou de mimétisme. Ce que j’ai découvert avec le jazz, c’est non seulement un certain type de musique, mais une manière de vivre – dans ma prochaine vie je serai musicien de jazz, c’est sûr.

D’abord la pulsation. Pas encore le rythme qui va s’en nourrir, mais telle qu’à l’état brut, comme dans les blues très lents Lire la suite

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