Jachères XI

J’appréhende le songe menteur, la sécheresse féconde et la mue sédentaire.

Pas de quoi souscrire à la faute comme on part à la fraude / Faire seulement valoir un préavis de rêve illimité, un prêt à vices, je rêve d’une malle à outils sur la grève. Lire la suite

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Jachères X

Devoir de vacance ? Déambuler en dedans, céans, parmi les ondes langagières, intrépide monologue sur sa perte de mémoire, parle à l’improviste au seul à seul, à l’écart du vacarme / J’ai perdu mes mots dans un chahut de pas rares phrases / Et pour aujourd’hui vous prendrez quoi ? Lire la suite

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De l’organique au minéral : le paysage comme territoire in/habitable

… notre forêt primitive, dis-tu.dav C’est bien là que j’ai cru pouvoir me réfugier, en cet été aux chaleurs inamicales qui m’a interdit les vrais sous-bois, tant rien ne fut épargné. Alors j’ai tenté de m’enfouir au-dedans, fantasmant une tiédeur possiblement fertile, un clair-obscur propice. Mais je n’ai pas réussi à me mettre à couvert de cette aridité qui jusqu’à présent n’appartenait qu’au morbide mois d’août : celui-ci commença dès juin et longtemps mes couleurs séchèrent sur ma palette avant que je sache les en extraire… Comment faire vite, alors, pour signifier cette torpeur, cette hésitation, cet écrasement ? Lire la suite

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Maestria, souveraine imperfection

 

mdeDans un bref texte (1), le philosophe Giorgio Agamben reprend d’une manière qui m’interpelle la distinction aristotélicienne de la puissance et de l’acte, qu’il applique à la création (artistique mais cela vaut aussi pour quiconque entend être le créateur de sa propre vie).

Thèse : telle est la souveraineté de la puissance, modalité originaire de notre être-au-monde, qu’il lui appartient de faire ou de ne pas faire. Ça ne veut pas dire que c’est la même chose de faire ou de ne rien faire (le – trop ? – célèbre « I would prefer not »), mais au contraire qu’il nous faut tenter l’impossible. Lire la suite

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Jachères IX

Et si on jouait au marché de bains littéraires ? De mots à perdre pied en pleine fable de jeux symboliques ? Mémo n’est pas à vendre ! Charmante césure marchant à cloche mot mis à pied /

Je me suis relevé d’un petit matin comme on se lance un défi. Lire la suite

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Jachères VIII

Nettoyage de printemps.

J’ai retrouvé mon permis de conduire sur l’axe des excès d’humour – note d’humeur ? / Configuration en circuit court : je est en chemin, tu es au rond-point, il est à cour et à jardin, elle est à point nommée ; nous, vous, ils, elles au taquet ! Des attentes à bon entendeur / Lire la suite

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Et voilà, on s’est exposés !…

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… à tous vents, à tout va, à nos amours, à vos regards… Quelques peintures et une série de dessins et les textes qu’ils ont fait surgir – nos méditations hivernales ont pris le risque du grand jour / encore une promesse de printemps !

Tout s’est bien passé – regards et échanges – bien assez pour nous donner envie et projet d’autres ricochets.

Lors du vernissage, Bertrand nous a donné lecture des Variations que voici, mitonnées en résonance à la série de 16 dessins (cf le diaporama « dessins » ci-contre) que j’avais moi-même commis en écho à son travail – jolie boucle : Lire la suite

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Jachères VII et suite

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Jachères ? encore ?

J’achète la jachère ! Comme un réflexe de circonstance . Irréfléchi. A quoi donc pensais – je ? Ajouter des feuilles mortes? Image ou marronnier facile ? Tout le contraire résolument, la jachère n’a pas de prix, c’est une zone de feuillets à défendre. Non ! je les ramasse volontiers et méthodiquement à la stoïcienne.

Acheter ce qui jonche, à jeter ce qui songe… dans les poubelles de ma mémoire. Ah ! la mémoire de nos poubelles mentales…Paysages du cumul … Suis-je assez avare d’images ? Je fane de bonnes feuilles… J’en tiens une couche… à confondre manuscrit poste restante et compost. Lire la suite

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« La Raie », une érotique du banal

Lorsqla-raie_imageu’on m’a demandé un témoignage personnel lié à un tableau dont la découverte pouvait avoir eu valeur « historique » pour moi, c’est celui-ci qui m’est spontanément venu à l’esprit. Ce qui m’a un peu surpris moi-même : j’aurais pu trouver des influences plus évidentes du côté des abstraits, par exemple. Certes. Mais, passé le choc de la première rencontre, l’écho durable de cette modeste « nature morte » tient, pour moi, à ce qu’elle transcende l’alternative figuration / non figuration, par-delà toutes les influences justement. Elle m’a révélé ceci que, quelques soient les formes, reconnaissables ou non, obtenues au final, la peinture est toujours une chair et la toile une peau. Lire la suite

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A la pointe (salvatrice) du crayon

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Sur quelle ligne de partage se chevauchent les remous d’un monde anxiogène et mes intranquillités natives ? Dans quel entre-deux cheminer encore, à la rencontre d’un espace de dilatation – flux et reflux – où tour à tour me rassembler et me projeter ? Où rouler ma pierre, me colleter avec l’aujourd’hui ?

Là où d’autres tiennent un journal, le dessin est le recours qui m’oblige à la patience, Lire la suite

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