Et voilà, on s’est exposés !…

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… à tous vents, à tout va, à nos amours, à vos regards… Quelques peintures et une série de dessins et les textes qu’ils ont fait surgir – nos méditations hivernales ont pris le risque du grand jour / encore une promesse de printemps !

Tout s’est bien passé – regards et échanges – bien assez pour nous donner envie et projet d’autres ricochets.

Lors du vernissage, Bertrand nous a donné lecture des Variations que voici, mitonnées en résonance à la série de 16 dessins (cf le diaporama « dessins » ci-contre) que j’avais moi-même commis en écho à son travail – jolie boucle : Lire la suite

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Jachères VII et suite

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Jachères ? encore ?

J’achète la jachère ! Comme un réflexe de circonstance . Irréfléchi. A quoi donc pensais – je ? Ajouter des feuilles mortes? Image ou marronnier facile ? Tout le contraire résolument, la jachère n’a pas de prix, c’est une zone de feuillets à défendre. Non ! je les ramasse volontiers et méthodiquement à la stoïcienne.

Acheter ce qui jonche, à jeter ce qui songe… dans les poubelles de ma mémoire. Ah ! la mémoire de nos poubelles mentales…Paysages du cumul … Suis-je assez avare d’images ? Je fane de bonnes feuilles… J’en tiens une couche… à confondre manuscrit poste restante et compost. Lire la suite

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« La Raie », une érotique du banal

Lorsqla-raie_imageu’on m’a demandé un témoignage personnel lié à un tableau dont la découverte pouvait avoir eu valeur « historique » pour moi, c’est celui-ci qui m’est spontanément venu à l’esprit. Ce qui m’a un peu surpris moi-même : j’aurais pu trouver des influences plus évidentes du côté des abstraits, par exemple. Certes. Mais, passé le choc de la première rencontre, l’écho durable de cette modeste « nature morte » tient, pour moi, à ce qu’elle transcende l’alternative figuration / non figuration, par-delà toutes les influences justement. Elle m’a révélé ceci que, quelques soient les formes, reconnaissables ou non, obtenues au final, la peinture est toujours une chair et la toile une peau. Lire la suite

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A la pointe (salvatrice) du crayon

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Sur quelle ligne de partage se chevauchent les remous d’un monde anxiogène et mes intranquillités natives ? Dans quel entre-deux cheminer encore, à la rencontre d’un espace de dilatation – flux et reflux – où tour à tour me rassembler et me projeter ? Où rouler ma pierre, me colleter avec l’aujourd’hui ?

Là où d’autres tiennent un journal, le dessin est le recours qui m’oblige à la patience, Lire la suite

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Jachères VI

J’ai défié la blessure du quotidien au bord d’une rivière. Dans les joncs, les brochets narguent mes appâts. Point de marécages de la pensée ici. Le hasard de ces derniers jours a banni toute incidence. Le verbe décider s’est perdu aux aurores. Les vaches dans le pré donnent la mesure et jouent de la corne paisible, sur ma corde sensible..??!

Arriverai-je à me confondre dans le paysage ambiant jusqu’à me rendre parfaitement invisible ? Tout un programme en vérité d’indélicatesses, pour une offre de laisser faire mes vices, la quiétude est si vite rattrapée par un mauvais courant d’air. Lire la suite

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Nous persistons, signons et vous invitons

J-ai_CouvEh oui, nous vous invitons à tailler un bout de chemin avec nous. Nous avons le plaisir de vous annoncer la parution de notre dernière production : J’AI EST UN AUTRE / LIGNES DE SENTE.

Deux pérégrinations, deux textes tête-bêche.

Le premier, improvisé vent debout, croise et accumule de façon aléatoire des expressions toutes faites, défaites ou surfaites, à partir des mots- matériaux de la langue que les défis journaliers de la vie inspirent ou peuvent provoquer. Le « je » s’y démultiplie avec verve et nous convainc qu’il n’y a pas meilleur moyen de rester soi-même que de traverser toutes les altérités.

L’autre, petit bijou de concision, a été écrit à partir de photos de piquets, fils barbelés et clôtures, « silhouettes de bois aux allures de bérézina et de sauve qui peut le paysage » balisant nos marches dans la montagne auvergnate. Lire la suite

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Jachères, suite

J-ai_1J’ai défié la blessure du quotidien.Tout compte fait l’impudeur anesthésie la rétention des mots.

J’ai le mot – silence – compulsif .. j’ai le mot… silence compulsif… j’ai le mot compulsif ! Silence!

Impossible de ne pas se remettre sur l’établi / écritoire ou chevalet, quand bien même rien ne fait événement, et justement parce qu’on n’a pas le prétexte d’une histoire à raconter.

Jachères : brève échauffourée de mots qui se bousculent au portillon des enchères, une poignée d’enchères…et j’en ose. On se refuse rien ou si peu. Lire la suite

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Jachères

Jacheres-IIQuoi d’autre ? Rien de neuf ? S’étonnerait l’observateur pédagogue .. hésitant entre le passe temps et que de temps pas assez… Contre temps du burlesque ! Dire oui?

Laisser aller la plume au vent, l’écrire en l’erre, pour convoiter un nouveau Je, le je commun, ou inventer un non propre au je approprié. Mais un Non propre improvisé sera-ce assez lisible? Il vous en prie! Lire la suite

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68, et après ?

68_150 ans, ça n’a en soi pas plus de sens que 40 ou 60. D’autant qu’on était trop jeunes pour en être. Des gamins, petits collégiens, bien en peine de comprendre ce qui se passait. Mais ça s’est malgré tout avéré être un commencement. Confus, embryonnaire, mais un vrai commencement, grâce en soit rendue aux aînés qui nous ont déblayé le terrain. Mais pourquoi en parler ici,alors qu’on n’a aucun goût pour le terrain glissant de la nostalgie et qu’on tient par ailleurs à garder la distance avec les mots d’ordre ambiants, dont font partie les commémorations ? Lire la suite

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J’entrevois un début vs braises (dialogue)

Acrylique sur bois, 100 x 100 cm, 2017

Vacance d’écriture / j’entrevois un début de réfraction salutaire / le début d’un sur place, un piétinement, l’entraînement à piétiner devant un déferlement de mots – écran / le seuil de l’heure pâle où se tient un délire de mots à contenir

Il me fallait honorer la neige passagère qui a anobli mes paysages – on ne devrait pas vivre à basse altitude, les hivers y sont trop tièdes

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